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    Lundi 4 août 2008

     

    Michel Warschawski en juillet 2005.

     

    Michel Warschawski en juillet 2005.


    Voici un de mes posts, sur mon blog
    http://r-sistons.over-blog.com

    Chers lecteurs, bonjour, 

    Israéliens et Palestiniens, voilà deux mots presque antinomiques, aujourd'hui, hélas ! Et pourtant la femme de consensus que je suis a choisi de les réunir en un seul homme, Juif pleinement Juif car fils de Rabbin, et en même temps homme sincèrement soucieux de voir l'intérêt des Palestiniens pris en compte. Homme de gauche épris de paix, un Juste entre les Justes - je reprends intentionnellement ce mot si lourd de signification pour nos frères en humanité Juifs.

    Vous le savez, femme de paix et de conciliation et donc de réconcilation, j'avais il y a quelques semaines écrit un " Jérusalem, phare du monde ? ". Et je voudrais vous dire mon immense chagrin de voir la terre sainte, si riche de symboles pour les trois religions monothéistes et pour la foi Bahia's qui les englobe toutes, de voir cette terre sacrée, donc, avilie, piétinée, meurtrie, saccagée, devenue l'antre du diable en quelque sorte, alors qu'elle aurait dû être par excellence le lieu de rencontre de tous les croyants pour ensemble, réfléter l'Amour du Père céleste pour tous ses enfants, quels qu'ils soient, et bâtir en communion les plans d'un monde meilleur pour tous les habitants.

    Au lieu de cela, que voit-on ? Des croyants qui s'entre-déchirent, avec à la lisière des fanatiques prêts à mettre la planète à feu et à sang, intégristes d'Al Quaida, sionistes exacerbés, chrétiens illuminés.... et aujourd'hui, nous assistons à la résurgence d'une barbarie religieuse qu'on croyait naguère oubliée. Des fanatiques musulmans profèrent des menaces insensées ou s'apprêtent à commettre des attentats, tandis que les alliés objectifs néo-cons et néo-sionistes s'activent pour lancer la plus effrayante croisade contre ceux qu'il considèrent en bloc comme leurs ennemis, quitte à mettre la planète à feu et à sang - Bush n'envisage-t-il pas une 3e guerre mondiale ? - et à prendre en otages les civils innocents.

    Je voudrais dire plusieurs choses : La première, les Palestiniens ne sont en aucune façon responsables de la Shoa; pourquoi paieraient-ils pour des actes qu'ils n'ont pas commis ? La seconde, des propositons de paix ont été lancées par la Communauté Internationale, mais aussi par le Groupe de Genève, et également par l'ensemble des Arabes. Si les Israéliens voulaient réellement la paix, il y a longtemps qu'elle serait en vigueur. La prochaine conférence, à ANNAPOLIS ? "Ce n'est pas une réunion de paix, mais un conseil de guerre", écrit Michel Warschawski, je vous renvoie à
    http://lesogres.info/article.php3?id_article=3570

    La troisième chose que j'aimerais vous dire, c'est que je suis pour un Etat bi-national, qui permettrait aux deux Etats ennemis de cohabiter paisiblement, de collaborer, d'apprendre à s'apprécier, de s'enrichir mutuellement, et de bâtir ensemble une ébauche d'union entre des croyants différents. Alors, la terre de Palestine ou d'Israël, d'Israël ou de Palestine, deviendrait le lieu où les croyants pourraient préfigurer ce que sera le Royaume de demain, et en attendant, offrir un lieu de pélerinage pour ceux qui sont en quête de spiritualité, dans une unité retrouvée, respectant les différences de chacun.

    Chacun y trouverait son compte : Les Israéliens, qui bénéficieraient  de frontières sûres, et les Palestiniens, qui pourraient enfin vivre normalement. Les pélerins viendraient en masse, le commerce serait florissant, et le monde entier serait soulagé - et heureux. La paix est la meilleure des solutions.

    Oui, comme Michel, j'appelle de mes voeux un Etat bi-national, il a ses raisons, j'ai les miennes - lisez les siennes.  Et lisez ensuite tout ce que j'ai ajouté pour alimenter le débat, des extraits des commentaires qui ont été échangés à l'issue du chapitre "Stratégie...", ou encore de mon article "Merci, chers lecteurs". Comme je n'oublie pas les militants, j'ai joint des informations à leur intention, pensez aussi à vous rendre sur le Forum pour la Paix, en lien sur mon blog, et à regarder les vidéos, celle du boléro de Ravel dansé, ou celle d'une très grande dame, appellée Danièle Mitterrand. Où l'on voit d'ailleurs qu'on la cantonne à des banalités - une femme comme elle est trop dangereuse pour le désordre établi.

    Eclectique, j'ai mis des liens très variés, qui réflètent toutes les opinions, pour pouvoir les consulter, y réfléchir - et vous les proposer. Ainsi, des sites pour la paix cohabitent avec celui de l'Armée, pour comprendre les avis des uns et des autres. Personnellemnt, je suis pour la non-violence active. Mais je n'impose à personne mes opinions. Abonnez-vous à ce blog de la diversité, de l'ouverture, de la tolérance - et du combat militant, sans merci, contre le libéralisme et les communautarismes, et pour la paix et la Justice sociale. Merci de votre amitié, Eva

    TAGS : Guerre, paix, Juifs, Jérusalem, Chrétiens, Evangéliques, Musulmans, intégristes, Al Quaïda, néo-cons, néo-sionistes, Bush, Armée, non-violence, conférence d'Annapolis, Danièle Mitterrand, Ravel, Palestine, Israël, Shoa, Bahia's, Arabes, Groupe de Genève...

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    Objet: union syndicale solidaire
    Date: Mon, 19 Nov 2007 10:19:23 +0100

     

      Eva, Bravo pour le texte de Uri Avnery ! je te joins un copié collé d'un article de wikipédia sur Michel Warschawski. je te laisse découvrir cet homme estimable s'il en est. http://www.tariqramadan.com/article.php3?id_article=372 http://www.francoisxavier.net/article.php3?id_article=393 http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Warschawski et voilà de quoi te rendre cet homme sympathique !

     

    Michel Warschawski en juillet 2005.
     
    Michel Warschawski en juillet 2005.

    Fils du grand-rabbin Max Warschawski, Michel Warschawski passe ses premières années à Strasbourg. Il décide à 16 ans de partir pour Jérusalem où il entreprend des études talmudiques. En 1967, il adhère au mouvement trotskiste antisioniste Matzpen aujourd'hui disparu. Il crée en 1984 le Centre d'information alternative (AIC), qui rassemble plusieurs mouvements pacifistes israéliens et organisations palestiniennes. En 1989, il est condamné à vingt mois de prison ferme pour « prestations de services à organisations illégales », pour avoir imprimé des tracts relatifs à l'organisation palestinienne Front populaire de libération de la Palestine de Georges Habache qualifiée de terroriste par Israël. Depuis lors, il continue son activité au sein de l'AIC. Il donne, entre 2003 et 2005, une série de conférences sur le conflit israélo-palestinien dans une vingtaine de grandes villes françaises et leurs banlieues (centres associatifs, écoles) avec Dominique Vidal du Monde diplomatique et Leïla Chahid, déléguée générale de la Palestine auprès de l'Union européenne. La présence de ces intervenants au sein d'établissements publics crée une polémique, notamment à travers des tribunes dans Le Figaro ou France-Israël et les réunions sont interdites dans les établissements scolaires.

    Sur l'État bi-national [modifier]

    L'idée d'État bi-national que Warschawski défend consiste à souhaiter que les peuples juif et arabe cohabitent et co-gouvernent un même État.
    Michel Warschawski à qui l'on demande s'il est attaché à l'Etat d'
    Israël, déclare, en 2005, qu'« il aime Israël comme on aime l'enfant d'un viol. On ne peut en vouloir à l'enfant des circonstances de sa conception. »

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    Reportage

    Hébron, cité convoitée par les colons israéliens

    LE MONDE | 20.11.07 | 14h46  •  Mis à jour le 20.11.07 | 14h46
    HÉBRON (CISJORDANIE) ENVOYÉ SPÉCIAL
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    Pour les colons, cela ne fait aucun doute : l'endroit est stratégique. Située sur une colline dominant une petite vallée, l'énorme bâtisse permet de contrôler l'accès au coeur historique d'Hébron. Le bâtiment de quatre étages, d'une superficie totale de 3 500 m2, est surtout une acquisition capitale dans la conquête du territoire palestinien par les colons pour établir un lien entre la colonie de Kyriat Arba et le caveau des Patriarches, lieu de culte important de cette cité antique tant pour les juifs que pour les musulmans.

     

     
     
    C'est une nouvelle pièce d'un puzzle qui se met en place pour évincer la population palestinienne située entre les points d'implantation déjà établis dans la vieille ville (600 à 700 personnes) et les deux colonies de Kyriat Arba et de Givat HaAvo (8 000 habitants) à la périphérie. Le grand arc de cercle serait ainsi complété, permettant de reprendre en partie possession de ce que David Wilder, porte-parole de la communauté juive, appelle "la première ville juive ayant existé dans le monde".

    C'est pourquoi, le 19 mars, un groupe de colons a investi cet immeuble, situé à proximité d'une mosquée et d'un cimetière musulman, au milieu d'un quartier palestinien. Depuis, pour ces habitants, c'est un enfer. Cernés par les colons, ils n'ont plus le droit d'utiliser la route et se déplacent à pied ou avec des carrioles, que les nouveaux barrages ne laissent pas toujours passer. La police et l'armée sont omniprésentes. Un poste de surveillance a été installé à proximité et sur le toit du bâtiment. En face, de l'autre côté du vallon, une tour de guet. Une dizaine de familles y sont installées, sous la haute protection des forces de sécurité. L'entrée y est interdite à la presse.

    Les colons sont là pour rester et le font savoir à leurs voisins, jugés indésirables. Un rapport publié par B'Tselem indique que l'immeuble a été connecté au réseau électrique et que des travaux ont été entrepris pour l'installation de nouveaux colons. Il dénonce "les abus et les violences exercés par les colons et les forces de sécurité, et les interdictions croissantes placées à la liberté de mouvement des Palestiniens". B'Tselem énumère toutes les attaques qui se sont produites depuis sept mois : "Agressions physiques et verbales ; insultes ; malédictions ; jets de pierre, d'urine, d'oeufs, d'ordures, de bouteilles vides", sous l'oeil indifférent des forces de sécurité qui, elles aussi, sont accusées de mauvais traitements et d'humiliations.

    "Les colons ne cessent de nous attaquer. Mon fils a été traîné dehors et battu, se lamente Bassam Jaabari. Ils m'interdisent d'apporter de la marchandise. Ils nous crachent dessus, nous lancent des poubelles. Ils ne nous considèrent pas comme des humains. Ils cherchent à nous faire partir à tout prix. Mon frère est en prison depuis le 5 août avec six autres personnes accusées d'avoir jeté des pierres. C'est devenu infernal". Bassam Jaabari tient une petite boutique en contrebas du bâtiment des colons qui a été baptisée "la maison de la paix". "C'est pour montrer que les Arabes et les Juifs peuvent vivre en paix", dit, sans rire, David Wilder. Il explique que les accusations de B'Tselem sont "une fabrication. Il n'y a aucune preuve, pas une image. Les Juifs veulent vivre à Hébron et lorsqu'il y a une propriété à acheter, il est normal de le faire".

     FAUX ACTES DE PROPRIÉTÉ

    Contrairement à ce qu'affirme M. Wilder, les preuves de violences sont nombreuses. B'Tselem a fourni aux Palestiniens de petites caméras qui leur ont permis de filmer plusieurs agressions. Quant à acheter, les Palestiniens refusent de vendre, même sous la pression. Fayez Al-Rajabi, le propriétaire, raconte qu'il n'a jamais vendu ce bâtiment, dont il avait acheté le terrain, il y a treize ans, à un Jordanien. Il avait entrepris d'y édifier une construction dont les travaux ont été retardés à cause de l'Intifada. Pour ce garagiste, les documents de propriété des colons sont "des faux". "Ma maison m'a été volée", accuse-t-il. Il a même passé six mois en prison car l'Autorité palestinienne l'avait soupçonné d'avoir vendu à des colons. Ce qui est considéré comme un acte de collaboration. Dimanche 18 novembre, l'enquête gouvernementale demandée par la Haute Cour a conclu qu'effectivement, il n'avait pas vendu son bien et que, par conséquent, les occupants devaient en être délogés.

    Il semble bien que les colons aient acheté au même Jordanien, un certain Ayoub Jaber, une propriété qu'il avait déjà vendue au garagiste. Le procureur de la Haute Cour avait estimé qu'il y avait de "sérieux doutes sur l'authenticité des documents présentés par les colons". Il y a quelques mois, le ministère de la défense avait ordonné l'expulsion des colons. Un appel a été interjeté. Pour les colons, l'important est de gagner du temps. Ils s'installent et créent sur le terrain une situation de fait. "Nous sommes chez nous et nous avons l'intention d'acheter tout ce qu'il est possible d'acheter, car Hébron, martèle M. Wilder, est un haut lieu du judaïsme."

    Michel Bôle-Richard
    Article paru dans l'édition du 21.11.07 - http://lesabonnes.lemonde.fr 



    Confirmant en tous points l’éditorial de notre dernier n°,
    Actualité juive titre dans son n° 1000
    que c’est avant tout “en ami
    d’Israël” que Nicolas Sarkozy s’est rendu aux Etats-Unis
    .

    D’ailleurs, le président de la République avait tenu à se faire
    accompagner par celui du CRIF, le Dr Richard Praskier, élu une semaine
    tout juste après lui, le 13 mai 2007. “Tout un symbole”, écrit Actu
    Juive. En effet…



    suite à http://www.rivarol.com/   


    NOTE   EVA  :

    Moi, je croyais que Sarkozy avait été aux E.U. avant tout en aml des EU, Sarkozy l'Américain qui, il y a peu encore, se sentait mal à l'aise en France et mieux aux EU (qu'ils le gardent là-bas, surtout !) ! 

    Je savais que la première visite de Sarkozy aux EU, avant de voir Bush, avait été pour le Congrès Juif Américain, je savais aussi qu'il a passé, lors de son dernier voyage aux EU, plus de temps avec "ses amis d'Israël" qu'avec les Américains, ce qui en dit long sur la politique qu'il va mener (abandonner les Palestiniens à leur tragédie, occidentaliser le Liban pour mieux l'étouffer, et  massacrer les Iraniens, puis les Syriens, etc....) ...

    Eva, indignée

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    Pour alimenter le débat, voici la copie du commentaire que j'ai ajouté à la fin du précédent chapitre :

    Les malentendus, hélas, peuvent dresser des murs entre les individus, de plus en plus en plus haut, moi qui suis une femme de paix, de communion, je vais essayer de les faire descendre...

    Je vais être caricaturale : Chez les Juifs, il y a à la fois le meilleur et le pire, le pire, les Palestiniens sont les premiers à en subir les effets; les autres ne reconnaissent plus leur pays et sa mentalité... Le meilleur, c'est donc ce dernier,  Waerchavski, mais tant d'autres, comme ces (plus ou moins grands) révolutionnaires épris de justice que la nation juive a enfantés, de Marx à Roni Brauman, en passant par Mendes-France, homme de bien, ou même Théo Klein, une voix forte, indépendante, courageuse. Je persiste et je signe, tant pis si ça déplaît aux deux camps : il y a le meilleur et le pire.

    Hanin, Massias, ou plus généralement les pseudo-intellectuels, ont ce que je dénonce surtout : UN ESPRIT COMMUNAUTARISTE, partisan, un esprit de clocher, de chapelle, c'est ce que je déteste le plus, ce ne sont plus des intellectuels, indépendants. Et moi je suis indépendante, je n'appartient à aucun groupe, clan, parti, église, je suis citoyenne du monde, croyante en Dieu - SEULEMENT DEFENSEUR DE CE QUI ME SEMBLE JUSTE, SAGE, BON. Et proche par vocation des plus souffrants, en 1940 juifs, aujourd'hui Palestiniens.  Eva


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    Lundi 4 août 2008

     

     

     




     

    Vue générale du dôme du Rocher. troisième lieu saint pour des musulmans
    Vue générale du dôme du Rocher. troisième lieu saint pour des musulmans
    Mur de séparation à Jérusalem est, vu depuis la Vieille Ville. Haut de huit mètres, il isole Jérusalem de la Cisjordanie.
    Mur de séparation à Jérusalem est, vu depuis la Vieille Ville. Haut de huit mètres, il isole Jérusalem de la Cisjordanie.

     


    La menorah du Temple de Jérusalem telle que représentée sur l'Arc de triomphe de Titus à Rome

     

    La menorah du Temple de Jérusalem telle que représentée sur l'Arc de triomphe de Titus à Rome

     

    wikipedia.org



    Bonjour,

     

     

     

     

     

    Qui se soucie de la Palestine, de ces hommes et de ces femmes emmurés vivants, privés de liberté, sans avenir, condamnés à une existence au rabais, entre deux incursions, deux bombes, deux angoisses, deux conférences de paix qui n’aboutissent qu’à conforter l’occupant ou l’extension des colonies ? Qui sont privés de tout, d’électricité, d’eau, de travail, d’infrastructures, de nourriture, de médicaments, de dignité, d’air pur (l’air est pollué par toutes les bombes, les cancers sont en hausse), d’une vie familiale normale… Qui s’en soucie ? Plus personne. Honte aux Occidentaux, repus de confort et d’indifférence. Non assistance à personne en danger, vous savez ce que c’est ? Un crime. Appelons les choses par leur nom, voulez-vous ?

     

     

     

    Ce soir, j’étais devant Arte. Et voici ce que j’ai entendu, aux Informations :

     

     

     

    «  L’enchevêtrement des populations, à Jérusalem, est extrême. Israéliens et Palestiniens vivent sans barrière et sans séparation.  Les populations se côtoient sans histoire et sans murs. Il n’ y a aucun problème de voisinage. Interview d’un Israélien : « Les gens du peuple s’entendent bien. Ce sont les politiques qui ne s’entendent pas ». 

    Les peuples, en effet, veulent toujours vivre en paix . Ce sont les fous qui les dirigent qui les conduisent à la guerre et aux pires souffrances…

     

     

     

    Militante pour la paix, croyante, adepte de la non-violence active, je fais un rêve, comme Martin Luther King. Ici, j’ouvre une parenthèse. Je suis une femme de prière, courte mais intense, et qui savoure ce moment unique de communion avec le Père d’Amour.  Un jour, alors que je m’adressais à Lui, pour savoir ce qu’Il pensait des déchirements qui ont lieu au Proche-Orient, je reçus aussitôt une image : celle d’une ville qui était le reflet de la Jérusalem céleste, un havre de paix où cohabitaient les trois religions du Livre, Juive, Chrétienne, Musulmane, et cela dans l’amour, la paix, la communion. Une préfiguration de ce qui nous attend en Haut, la réconciliation de tous les peuples de fidèles unis dans un même élan autour du Dieu d’Amour. N’est-ce pas d’ailleurs le message de la Foi Bahia’s, dont le siège est précisément, quel symbole, à Jérusalem ? « La terre n’est qu’un seul pays, et nous en sommes tous les citoyens ». Tout simplement. Plus de conflit, de guerres, de déchirements, de souffrances.

     

    Je fais un rêve, celui d’une Jérusalem qui serait un modèle d’entente et de bonheur pour tous les peuples, une icône vivante. Le symbole d’une humanité enfin réconciliée.

     

     

     

    Merci Arte pour ce moment de tendresse. Sur Télé-Sarkozy, France 2, la souffrance des Palestiniens est désormais interdite d’antenne. On ne voit plus Charles Enderlin, ce grand journaliste qui nous a si longtemps décrit la douleur des deux camps, et non plus d’un seul comme aujourd’hui, celui, justement, de l’oppresseur. Honte à ces Médias à sens unique, qui passent leur temps à nous manipuler.

     

     

     

    Parfois, lorsque je songe au drame Palestinien, à la douleur de cette terre avec deux peuples pour l’habiter, je ne peux m’empêcher de penser au martyr des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale, au prix qu’ils ont dû payer pour la folie des hommes. Je pleure face à toutes ces souffrances qui auraient pu être évitées. Et je songe à la patrie de ma mère, l’Ukraine, qui a payé un si lourd tribut à l’intolérance meurtrière.

     

     

     

    En même temps, je me dis que les Palestiniens n’ont aucune responsabilité dans ces tragédies. Pourquoi en paient-ils le prix quotidien ? Ce sont les chrétiens occidentaux qui ont commis ces crimes abjects ! Qu’ils s’en souviennent, et qu’ils ne s’en déchargent pas sur les Palestiniens, qu’ils ne s’en lavent pas les mains comme celui qui, dans la Bible, a ordonné la mort de Jésus tout en s’en déclarant innocent ! Voyons la réalité en face, et au lieu de laisser pourrir la situation, au détriment quotidien des Palestiniens, engageons-nous immédiatement et résolument pour trouver une solution acceptable pour tous ! Voilà pour nous, Occidentaux. Nous ne pouvons pas faire moins, car c’est nous qui avons donné une terre habitée à un peuple en errance.

     

     

     

    Quant aux Juifs, je voudrais leur dire ceci : Mes frères et sœurs en humanité, enfants du même Père céleste que moi, je sais combien votre souffrance a été atroce, combien vous avez dans votre cœur et dans votre âme ressenti les douleurs de l’intolérance, de l’injustice, du fanatisme. Mais alors, dites-moi, aujourd’hui, vous qui avez été victimes, pourquoi vous octroyez-vous le droit de devenir les bourreaux des Palestiniens qui ne sont pas la cause de tous vos malheurs, et qui ont toujours cohabité avec vous sur cette terre que vous revendiquez aujourd’hui tous deux ? C’est aux Occidentaux que vous devez demander réparation !  Il y a un peuple sur la terre que vous revendiquez aujourd’hui, vous ne pouvez pas le faire disparaître peu à peu comme on vous a exterminés ! Et vous qui plus que tout autre peuple au cours de l’Histoire avez ressenti les affres de la souffrance, de surcroît non méritée, n’avez-vous pas de la compassion pour ceux qui aujourd’hui sont à bout de désespoir et de malheurs alors qu’ils ne vous ont jamais rien fait ? Et ne comprenez-vous pas que ces hommes et ces femmes sont attachés à la terre où ils habitent depuis si longtemps ? Ne comprenez-vous pas qu’ils aient envie de défendre leur unique bien, ce petit bout de terre, oui de protéger le peu qu’il leur reste ? Que feriez-vous à leur place, dans la même situation ? Je vous demande d’y réfléchir bien sincèrement.

     

     

     

    Cette terre sacrée, si chère à Dieu, vous en avez fait un lieu de sang et de larmes… Alors oui, peuples enchevêtrés l’un dans l’autre, je vous pose la question : Ne pourriez vous pas vivre cette entente, cette imbrication paisible, sur tout le territoire, et pas seulement  à Jérusalem ? Il y va de la paix mondiale, de votre sécurité et de la fin de tourments absolument insupportables.

     

     

     

    Si tous les gars du monde voulaient se donner la main…. Comme la vie serait plus belle !

     

     

     

    Votre Eva, qui pleure sur les malheurs de cette terre sacrée et prie pour la paix. Une paix qui rayonnerait dans le monde entier


    http://r-sistons.over-blog.com/article-13102726.html

    a14.jpg








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    Jérusalem, terre de querelles

     

    Alors que depuis des millénaires, on se la déchire sauvagement, Jérusalem conserve son caractère de ville trois fois sainte. C'est à se demander comment il se fait que pélerins et fidèles ne s'interrogent jamais sur la vocation pacifiste que devrait tenir ce lieu de prétendue sainteté. Car si chacune des trois confessions clame haut et fort son appartenance à Jérusalem, il leur faut reconnaître que tous leurs ancêtres communs y ont vénéré un certain dieu Shalom, il y a plus de 5000 ans.

    Les plus grands personnages bibliques y séjournèrent. Caïn y conçu sa haine jalouse et meurtirère pour Abel, Noé y érigea un autel, Abraham voulu y sacrifier son fils, David en fit sa capitale, Salomon y construisit le Temple... Succédant aux peuples sémites, les Grecs, les Perses et les Romains y conduisirent des guerres jusqu'à ce que Jésus y soit crucifié et que le christianisme s'impose comme religion aussi populaire que le judaïsme. Puis le prophète Mahomet se distingua à son tour et, poussé par l'archange Gabriel, y posa les fondements de l'Islam.

    Il est étrange que tous se soient tournés vers Jérusalem comme lieu fondateur du culte. Il est également étrange que chaque religion ait sanctifié les mêmes endroits relevant d'un épisode historique distinct. Prenons l'esplanade des Mosquées, par exemple. Située sur le mont Moriah ou le mont du Temple, baptisé ainsi après que le roi Salomon y ait élevé le Temple devant servir de sanctuaire aux tables de la loi, elle revêt pour les musulmans une signification bien différente. C'est là que le jour du jugement dernier, les morts se rassembleront pour être jugé. Les croisés de la chrétienté, quant à eux, y virent le lieu idéal pour y édifier une croix gigantesque.

    Si le mur des Lamentations appartient aux juifs du monde entier qui viennent s'y recueillir, le mont des Oliviers est la chasse gardée des chrétiens qui y voient toujours leur Christ en état d'arrestation sur cette colline bénie. Quant au Dôme du Rocher, les musulmans le vénèrent au-delà de tout puisque c'est de cette ouverture vers la voûte céleste que s'éleva le prophète Mahomet vers le Paradis. Enfin, la basilique du Saint-Sépulcre n'est pas en reste, disputée à tour de rôle par chrétiens et musulmans qui, tantôt la revendique comme étant le lieu sacré abritant les reste de la Croix, tantôt comme un fort sacré des musulmans sous la famille mecquoise des Nuseibah.

    Jérusalem, à elle seule, suffit à incendier le monde. Comme si les guerres de religion n'avaient pas suffisamment tuer jusqu'ici, l'on continue toujours à se disputer la propriété de la ville sainte la plus importante au monde. Le 20e siècle n'y changera d'ailleurs pas grand chose. Dès 1933, à cause de la montée du nazisme et d'une forte immigration juive en sol palestinien, on amorce le partage du pays entre Juifs et Arabes et on proclame Jérusalem à titre de ville ouverte. En mai 1948, David Ben Gourion instaure l'indépendance d'un état israélien en Palestine. Cette proclamation ravive un conflit qui, semble-t-il, ne s'arrêtera jamais.

    Palestiniens et Israéliens se battent maintenant depuis des millénaires pour faire de la ville sainte leur capitale. Jérusalem, actuellement sous la tutelle administrative de l'état israélien, est coiffée d'un statut contesté à travers le monde par l'opinion publique ainsi que par les instances politiques mondiales. Ce statut de capitale éternelle et indivisible, agrée par une loi fondamentale israélienne datant de 1980, suscite toutes les controverses imaginables. Il est vertement décrié et désigné par le Conseil de sécurité de l'ONU, dans sa résolution 478, comme étant une violation flagrante du droit international.

    Loin d'abandonner la lutte, l'Autorité palestinienne riposte en 2000 en votant pour une loi qui instaure Jérusalem à titre de capitale d'un futur État. Dès 2002, les Palestiniens entérinent cette loi, ce qui scelle en quelque sorte le pacte d'affrontement éternelle entre les deux peuples. Et malgré le terrorisme atroce, malgré tout ce sang qui coule presque chaque jour, malgré des générations entières dévastées par la peur et la rancoeur, Israéliens et Palestiniens se disputent toujours Jérusalem, le berceau de trois dieux dont les enfants ont le coeur plein de haine !!

    http://www.site-du-jour.com/dossiers/jerusalem.html


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    Lundi 4 août 2008

     

     



    http://eva-coups-de-coeur.over-blog

    Un grand enjeu pour
    les relations internationales

    LE DIALOGUE DES CULTURES
    Une nouvelle Andalousie
    23 Juillet 2008 - Page : 7
    Lu 665 fois 

     

    Il faut définir le terrorisme pour s’attaquer aux




    Le dialogue des religions est aujourd’hui au coeur des enjeux des relations internationales, car le fanatisme et le racisme reviennent en force.

     

    Trois jours durant, du 16 au 19 Juillet, quelque 200 personnalités musulmanes, chrétiennes, juives et bouddhistes, ont discuté, à Madrid, du dialogue entre les religions.

     À l’issue de cette «conférence mondiale sur le dialogue» initiée par le roi d’Arabie, une première qui marque le changement de mentalités, les participants ont lancé, dans le cadre de la Déclaration de Madrid, un appel à un «accord international» pour «attaquer les causes profondes» de la violence aveugle.
    Lors de l’ouverture de cette conférence, le roi Abdallah avait invité les participants à un «dialogue constructif pour ouvrir une nouvelle page de réconciliation après tant de disputes entre religions». L’ensemble des observateurs considère que cette conférence est un tournant, de par le poids symbolique de l’Arabie, qui abrite les Lieux Saints de l’Islam. Il est important que ce pays ait compris la nécessité de s’ouvrir au dialogue.
    L’Algérie précurseur depuis au moins dix ans, prône le dialogue des civilisations. Il n’y a pas d’autre alternative pour faire reculer les injustices dans le monde et s’arrimer au progrès universel.

    Il est essentiel d’apprendre à être créatif et à communiquer
    En Occident, pour certains idéologues néoconservateurs, dont Samuel Hunting-ton, les différentes civilisations et cultures sont vouées à la confrontation. Il est vrai que des puissances semblent mener de nouvelles guerres de religion et des réactions aveugles compliquent la situation et ruinent l’image des musulmans. Il est temps de sortir des obscurantismes. Les civilisations, cultures et religions, comme par le passé, peuvent s’entendre.
    La promotion du dialogue des cultures passe par les rencontres, car l’ignorance est une des grandes causes des conflits. La dernière illustration en date de cet engagement fondé sur l’interconnaissance étant la conférence de Madrid.
    Les initiatives de dialogue sont de plus en plus soutenues par les leaders des grandes religions. Le dialogue des religions est aujourd’hui au coeur des enjeux des relations internationales, car le fanatisme et le racisme reviennent en force. Toutes les religions ont un potentiel important de valeurs, que l’ont doit redécouvrir. L’Islam est méconnu, déformé par certains des siens et par des étrangers.
    Il est essentiel d’apprendre à être créatif, à communiquer, à expliquer et s’inscrire dans le progrès et l’action commune car l’extrémisme rampant se nourrit du vide culturel. Si une déclaration est faite au nom de toutes les religions, elle aura un impact plus fort que si elle est faite au nom d’une seule. Pour être un facteur de paix, les religions doivent travailler ensemble.
    Qu’une conférence mondiale sur le dialogue entre les religions soit initiée par le leader d’une monarchie comme l’Arabie peut surprendre.
    Mais depuis plusieurs années, le roi Abdallah, conscient des enjeux, veut montrer le visage ouvert de l’Islam. Il était temps.
    Outre la conférence qui vient de s’achever à Madrid, de nombreuses initiatives ont été lancées, ces dernières années, en matière de dialogue des religions.
    Ces initiatives se tiennent, toutefois et en général, au niveau des grands dignitaires religieux et des savants. Le message relatif au nécessaire dialogue des religions doit passer au niveau de la jeunesse et des peuples.
    Pour que le travail sur le dialogue des religions porte, pour que son message soit entendu, il est nécessaire qu’il soit engagé par des intellectuels et des représentants religieux ouverts à l’ijtihad et à la modération, au savoir, à la connaissance, au travail de la raison.
    La religion n’est pas le problème dans les conflits du monde; c’est son ignorance et son instrumentalisation.
    Par-delà les altercations et les divergences entre les deux rives de la Méditerranée, durant quinze siècles la cohabitation était une réalité. L’Occident fut jadis judéo-islamo-chrétien et gréco-romano-arabe. La situation d’incompréhension aujourd’hui est inadmissible.
    Jamais l’ignorance n’a atteint un tel degré, alors que tout devrait amener les uns et les autres à négocier, dialoguer et réguler les conflits avec raison. Il est urgent de déconstruire le regard que chacun porte sur l’autre. Depuis quelques années, «l’Occident», après l’accalmie de la période post-décolonisation, semble parfois s’inventer un ennemi, pratique la loi du plus fort et se fait «peur».
    Forme inédite de ressentiment à l’égard du dernier monothéisme qui rappelle aux précédents un certain nombre de vérités, d’exigences, de valeurs oubliées dont il est temps de faire l’inventaire en termes de droits pour l’humanité face aux périls. «L’Orient» réagit par la «colère» sourde ou directe. Peur et colère, deux mauvaises conseillères.
    Pour faire diversion aux problèmes politiques qui secouent le monde, comme l’aggravation des inégalités, les guerres et la destruction de la nature, certains après la fin de «la guerre froide» s’inventent un nouvel ennemi et pratiquent la politique du deux poids, deux mesures.

    Des signes d’ouverture
    Le 11 septembre 2001 a donné une occasion à la théorie fumeuse du choc des civilisations. Les citoyens musulmans en Occident, par exemple, revendiquent le respect de leur dignité et leurs droits civiques et savent que tout devrait rapprocher et chacun rêve d’une nouvelle «Andalousie». Mais ce sont les injustices qui compliquent. Dans ce climat d’exclusion, des médias et politiciens, au Nord comme au Sud, en termes de fond de commerce, agitent les vieux fantômes de la peur pour les uns, et de l’occidentalisation pour les autres.
    Les personnes sages savent que la sécularité, la liberté et le sens de l’ouverture sont des valeurs abrahamiques, quoi que certains en disent. Ils tentent par le dialogue de parvenir à une parole commune. Il faut continuer à croire à l’amitié, au vivre ensemble entre tous les êtres de bonne volonté. En sachant que la fraternité dépend de l’égalité et de la justice. Sans ces deux dimensions, point d’avenir commun, ni de nouvelle civilisation qui fait défaut. Des signes d’ouverture au sujet des rapports entre les peuples se font jour et permettent d’espérer. Le premier est le fait que de plus en plus de groupes de citoyens de toutes confessions et cultures se rencontrent, dialoguent et remettent en cause les «murs» que d’autres veulent ériger. Les associations et sites où dialoguent des citoyens de partout, sont des signes que «le vivre ensemble» n’est pas une utopie. De même tout projet sur le dialogue des cultures, notamment autour de la Méditerranée espace commun, malgré les arrière-pensées des uns et les réticences des autres, suscite des discussions à tous les niveaux. Preuve que les gens ont conscience des enjeux et soif de justice et de partage. Le deuxième signe concerne l’interconnaissance sur le plan pratique. En novembre prochain aura lieu, à Rome, le premier Forum mondial «Islam-Catholicisme», suite à l’initiative en 2007 de la lettre des 138 savants musulmans, (aujourd’hui 255) coordonnée par la Fondation «Ahl el Bayt pour la pensée islamique» à Amman, adressée à tous les dignitaires des religions. Le troisième signe d’ouverture est le fait que même des savants traditionnels ont pris conscience de la nécessité de communiquer et de dialoguer. La première condition pour faire reculer l’obscurantisme, bâtir le vivre-ensemble et sortir du sous-développement est de donner l’exemple, se réformer sur le plan interne, pratiquer la science et se remettre au travail.

     

    Mustapha CHERIF


    http://www.lexpressiondz.com/article/7/2008-07-23/54662.html


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    Lundi 4 août 2008


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    Dialogue avec les Juifs :

    avec les Juifs

    En tant que chrétiens, nous sommes conscients que seul un amour nouveau,
    libéré des freins de l’antisémitisme,
    peut guérir les traumatismes de 2000 ans d’inimitié,
    de persécutions et de mépris.
    Que pourra-t-il arriver
    quand nous approfondirons toujours plus
    la relation fraternelle entre nous, juifs et chrétiens,
    qui avons en commun
    le patrimoine inestimable de la Bible,
    en ce que nous appelons, nous, l’Ancien Testament ?

    Chiara Lubich


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    Depuis quelques décennies, des membres du Mouvement ont tissé des rapports de dialogue et d’amitié avec des juifs de différents pays, en particulier en Israël, en Europe, en Amérique latine et aux Etats-Unis.

    Le mouvement des Focolari collabore dans divers pays avec l’association « Amitié judéo-chrétienne », (International Council of Christians and Jews). A la rencontre de mai 2002 à Riga (Lettonie), le conseil directeur de l’association a décidé d’accorder le statut d’observateur au mouvement des Focolari.

    Evénements les plus importants

    1995 – Une délégation de la communauté juive de Rome offre à Chiara un olivier, en reconnaissance de sa contribution au dialogue entre juifs et chrétiens.

    1996 – « 1er congrès international pour nos amis juifs » - Il se déroule au Centre Mariapolis de Castelgandolfo (Rome) du 25 au 27 juin. Y participent des amis juifs provenant d’Israël, des Etats-Unis, d’Argentine, du Brésil et de divers pays européens. Il s’achève avec la visite de la cité pilote de Loppiano, à Incisa Valdarno (Florence).

     1997 – Doctorat honoris causa en sciences humaines remis à Chiara par le rabbin Jack Bemporad, alors directeur du Centre pour la compréhension judéo-chrétienne. Conféré par l’Université du Sacré-Cœur de Fairfield, Connecticut (USA), pour la contribution apportée au dialogue judéo-chrétien : « Chiara et les siens, comme le déclare le rabbin Bemporad, cherchent à créer un laboratoire mondial qui expérimente justement ce que nous cherchons à réaliser au niveau théorique. Ils se basent sur deux fondements : l’idée de l’amour et celle de l’unité. »

    1998 – Rencontre de Chiara Lubich avec des membres de la communauté juive d’Argentine et d’Uruguay, sur l’invitation de la B’nai B’rith Argentina et d’autres organisations, à Buenos Aires (20 avril). Chiara Lubich, en présentant la spiritualité de l’unité, a mis en évidence les points communs avec le patrimoine spirituel juif.

    Point culminant, le moment où elle fait référence à la Shoah : « Cette souffrance indicible de la Shoah et de toutes les sanglantes persécutions les plus récentes ne peut pas ne pas porter du fruit. » « Nous voulons la partager avec vous, pour qu’elle ne soit pas un abîme qui nous sépare, mais un pont qui nous unit. Et qu’elle devienne un germe d’unité. »

    Depuis lors, cette forte expérience de fraternité se renouvelle et s’approfondit. Chaque année, nos amis juifs protagonistes de la Journée de la paix célébrée à la cité pilote du Mouvement d’O’Higgins, en Argentine, sont de plus en plus nombreux. En 2004, ils étaient 300, venus de Buenos Aires, de Cordoba, de Rosario. Le rabbin Mario Hendler, qui préside la Convention rabbinique latino-américaine, a affirmé : « Nous construisons un moment de l’histoire dont on ne saisira la portée que dans l’avenir. »

    2005 – « Amour de Dieu, amour du prochain, dans les deux traditions », c’est le titre du premier symposium pour le dialogue judéo-chrétien, animé par le mouvement des Focolari, qui s’est déroulé à Castelgandolfo (Rome) du 22 au 26 mai. Une centaine de représentants du christianisme et du judaïsme y ont participé.

    Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, y est intervenu aussi. Pour l’avenir, le cardinal Kasper a indiqué trois défis : « Nous devons faire tout notre possible pour nous connaître », approfondir la recherche théologique réciproque et aussi la « collaboration ». Pour les juifs, Ibraham Skorka, recteur du séminaire rabbinique latino-américain de Buenos Aires, a approfondi le « concept de l’Homme », tandis que « la présence et le silence de Dieu » ont été au centre de l’exposé de Jack Bemporad, directeur du Centre pour la compréhension interreligieuse de New-York, et de celui de l’exégète catholique Gérard Rossé. Parmi les rapporteurs catholiques, citons en particulier Piero Coda et Jésus Castellano.

    La rencontre s’est achevée sur la place Saint Pierre, avec la participation à l’audience générale du pape Benoît XVI, qui a salué les participants au symposium.






    Contacts

    Centre pour le dialogue interreligieux
    Via Frascati, 306
    00040 Rocca di Papa (Roma) IT
    Tél. +39-06-9497489
    Fax +39-06-9496221
    e-mail : info.dialogointerreligioso@focolare.org

    http://www.focolare.org/page.php?codcat1=293&lingua=FR&titolo=les%20chemins%20du%20dialogue&tipo=avec%20les%20Juifs

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    Lundi 4 août 2008

     

     



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    Dialogue
      entre les diverses religions



    avec les différentes religions

     

     

    Dialogue entre les diverses religions pour la fraternité entre les peuples

     

    Dans la profonde transformation mondiale actuelle vers une société toujours plus multiculturelle et multireligieuse, avec l’apparition de nouveaux phénomènes de xénophobie et d’intolérance religieuse et le télescopage redouté des civilisations, le Mouvement s’est engagé à promouvoir le dialogue entre les religions, pour que le pluralisme religieux de l’humanité ne soit pas une cause de divisions et de guerres, mais qu’il contribue à recomposer dans la fraternité l’unité de la famille humaine.

     

    C’est au niveau de la spiritualité que le dialogue se montre particulièrement fécond. Une conviction qui s’est renforcée au cours de ces dernières décennies de dialogue est que ce qu’attendent de nous, chrétiens, les adeptes d’autres religions est surtout un témoignage concret de l’amour puisé dans l’Evangile. Ce n’est pas par hasard qu’est commune à toutes les religions la règle d’or : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Dans le climat d’amour réciproque que suscite la mise en œuvre de la « Règle d’or », on peut établir un dialogue. Il exige de « se faire un », c’est-à-dire de « vivre l’autre ». Ce n’est pas une attitude de simple bienveillance, d’ouverture et d’estime, mais une pratique qui exige le « vide » complet de nous-mêmes pour nous identifier aux autres, pour « entrer dans la peau de l’autre » et pénétrer dans le sens qu’a pour l’autre d’être musulman, hindou, bouddhiste.

     

    L’effet est double : il nous aide à nous inculturer, en nous amenant à connaître la religion, le langage de l’autre, et il prédispose les autres à l’écoute.

     

    Nous pouvons passer ainsi à la « respectueuse annonce » dans laquelle, par loyauté envers Dieu et soi-même, et aussi par sincérité envers son prochain, nous disons ce que notre foi affirme sur le sujet dont on parle, sans imposer quoi que ce soit à l’autre, sans ombre de prosélytisme, mais par amour. On grandit ainsi dans la connaissance réciproque.

     

    Les effets du dialogue

     

    L’effet du dialogue dans cet esprit d’unité, ce n’est pas le syncrétisme, mais la redécouverte de nos propres racines religieuses, de ce qui nous unit, l’expérience vivante de la fraternité : en effet se renforce alors l’engagement commun à être des facteurs d’unité et de paix, surtout là où la violence et l’intolérance raciale et religieuse cherchent à creuser un abîme entre les membres de la société. Des réalisations humanitaires communes significatives peuvent même s’épanouir.

     

    On réalise ce qui est souhaité par le pape Benoît XVI et par les divers leaders religieux :

     

    « Si nous réussissons ensemble à extirper des cœurs le sentiment de rancoeur, à nous garder de toute forme d’intolérance et à nous opposer à toute manifestation de violence, nous refrénerons ensemble la vague du fanatisme cruel qui met en danger la vie de nombreuses personnes, faisant obstacle à la progression de la paix dans le monde. La tâche est ardue, mais elle n’est pas impossible. Le croyant sait en effet qu’il peut compter, malgré sa propre fragilité, sur la force spirituelle de la prière. » (Benoît XVI, Cologne, rencontre avec les communautés musulmanes, 20 août 2005 – trad. D.C.)

     

    Un événement fondateur

     

    En 1977, Chiara Lubich est à Londres pour recevoir, au Guild Hall, le prix Templeton pour « le progrès de la religion ». Elle raconte son expérience devant des personnalités de diverses religions. Le vif intérêt immédiat exprimé par les personnalités de diverses religions présentes dans la salle a été imprévisible.

     

    Depuis lors, le dialogue interreligieux est devenu partie intégrante des buts du Mouvement : « Tout de suite, dit Chiara, j’ai compris que tout ceci nous indiquait « un tournant » que nous devions faire prendre à notre Mouvement. J’ai compris que nous devions nous tourner vers les personnes d’autres religions, en laissant l’Esprit Saint nous indiquer quoi et comment faire. »

     

    Depuis 1994, Chiara fait partie des présidents honoraires de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (WCRP). Depuis 1979, des représentants du Mouvement participent aux assemblées mondiales de la WCRP, ainsi qu’à des rencontres et des initiatives locales.

     

    Formation au dialogue

     

    Une école permanente pour le dialogue interreligieux a son siège à la cité pilote de Tagaytay (Manille, Philippines), centre de rencontre pour la diffusion de la spiritualité en Asie. Une autre école pour le dialogue a son siège à la cité pilote Luminosa aux Etats-Unis. Pour favoriser la connaissance réciproque, tous les ans est attribué un « Prix Luminosa », remis à des personnalités des diverses religions engagées dans le dialogue pour la paix.

     

    Diffusion

     

    Pour l’expansion universelle du Mouvement, le dialogue est aujourd’hui ouvert avec toutes les religions principales du monde, non seulement avec des adeptes individuels ou des leaders religieux, mais aussi avec des leaders et des adeptes de vastes mouvements, comme le mouvement laïque bouddhiste Rissho Kosei-kai, qui compte six millions d’adhérents, l’American Society of Muslims (USA), qui en compte plus de deux millions, la Swadhyaya Family (Inde), qui rassemble huit millions d’adhérents, hindous en majeure partie.

     

    Il y a en plus 30 000 disciples d’autres religions qui vivent autant que possible l’esprit du Mouvement et qui s’engagent en collaborant à ses buts.

     

    Contacts

     

    Centre pour le dialogue interreligieux
    Via Frascati, 306
    00040 Rocca di Papa (Roma) IT
    Tél. +39-06-9497489
    Fax +39-06-9496221
    e-mail : info.dialogointerreligioso@focolare.org

     

     http://www.focolare.org/page.php?codcat1=185&lingua=FR&titolo=les%20chemins%20du%20dialogue&tipo=avec%20les%20différentes%20religions

     


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