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    Jeudi 14 août 2008

    L'unité humaine, selon Teilhard

     




     

    Selon Teilhard de CHARDIN, le christianisme
    est une recherche de l’unité humaine.

     

     

     

    Voir   Ces pages représentent un effort pour voir et faire voir, ce que devient et exige l’Homme, si on le place, tout entier et jusqu’au bout, dans le cadre des apparences. Pourquoi chercher à voir ? et pourquoi tourner plus spécialement nos regards vers l’objet humain ?

    On pourrait dire que toute la vie est là, -sinon finalement, du moins essentiellement. Être plus, c’est s’unir davantage : tels seront le résumé et la conclusion même de cet ouvrage. Mais, le constaterons-nous encore, l’unité ne grandit que supportée par un accroissement de conscience, c’est-à-dire de vision. Voilà pourquoi, sans doute , l’histoire du monde vivant se ramène à l’élaboration d’yeux toujours plus parfaits au sein d’un Cosmos où il est possible de discerner toujours davantage.

    La perfection d’un animal ;la suprématie de l’être pensant ne se mesurent-elles pas à la pénétration et à au pouvoir synthétique de leur regard ? Chercher à voir plus et mieux n’est donc pas une fantaisie , une curiosité , un luxe.

    Voir ou périr.


    Telle est la situation, imposée par le don mystérieux de l’existence, à tout ce qui est élément de l’Univers. Et telle est par la suite, à un degré supérieur, la condition humaine.Mais s’il est vraiment vital et béatifiant de connaître pourquoi, encore un coup, tourner de préférence notre attention vers l’homme ?

    L’Homme n’est-il pas suffisamment décrit,-et ennuyeux ? ET n’est-ce pas justement un des attraits de la Science de détourner et reposer nos yeux sur un objet qui enfin ne soit pas nous-mêmes ?A un double titre, qui le fait deux fois centre du Monde, l’homme s’impose à notre effort pour voir, comme la clef de l’Univers.

    Subjectivement, d’abord, nous sommes inévitablement centre de perspective, par rapport à nous-mêmes. Ç’aura été une candeur, probablement nécessaire de la science naissante, de s’imaginer qu’elle pouvait observer les phénomènes en soi, tels qu’ils se dérouleraient à part de nous-mêmes. Instinctivement, physiciens et naturalistes ont d’abord opéré comme si leur regard plongeait de haut sur un Monde que leur conscience pouvait pénétrer sans la subir ni le modifier.

    Ils commencent maintenant à se rendre compte que leurs observations les plus objectives sont toutes imprégnées de conventions choisies à l’origine, et aussi des formes ou habitudes de pensée développées au cours du développement historique de la Recherche. Parvenus à l’extrême de leurs analyses, ils ne savent plus trop si la structure qu’ils atteignent est l’essence de la Matière qu’ils étudient, ou bien le reflet de leur propre pensée.

    Et simultanément ils s’avisent que, par choc en retour de leurs découvertes, eux-mêmes se trouvent engagés, corps et âme, dans le réseau des relations qu’ils pensaient jeter du dehors sur les choses : pris dans leur propre filet. Métamorphisme et endomorphisme, dirait un géologue.

    Objet et sujet s’épousent et se transforment mutuellement dans l’acte de la connaissance. Bon gré, mal gré, dès lors, l’Homme se retrouve et se regarde lui-même dans tout ce qu’il voit.Voilà bien une servitude, mais que compense immédiatement une certaine et unique grandeur.

    Il est simplement banal, et même assujettissant, pour un observateur, de transporter avec soi, ou qu’il aille, le centre du paysage qu’il traverse. Mais qu’arrive-t-il au promeneur si les hasards de sa course le portent en un point naturellement avantageux (croisement de routes ou de vallées) à partir duquel non seulement le regard, mais les choses mêmes rayonnent ?

    Alors , le point de vue subjectif se trouvant coïncider avec une distribution objective des chose, la perception s’établit dans sa plénitude. Le paysage se déchiffre et s’illumine. On voit.

    Tel paraît bien être le privilège de la connaissance humaine. Il n’est pas besoin d’être un homme pour apercevoir les objets et les forces « en rond » autour de soi.

    Tous les animaux en sont là aussi bien que nous-mêmes. Mais il est particulier à l’Homme d’occuper une position telle dans la nature que cette convergence des lignes ne soit pas seulement visuelle mais structurelle.

    Les pages qui suivent ne feront que vérifier et analyser ce phénomène. En vertu de la qualité et des propriétés biologiques de la Pensée, nous nous trouvons placés en un point singulier, sur un nœud, qui commande la fraction entière du Cosmos actuellement ouvert à notre expérience. Centre de perspective, l’Homme est en même temps centre de construction de l’univers.

    Par avantage, autant que par nécessité, c’est donc à lui qu’il faut finalement ramener toute Science. -Si, vraiment, voir c’est être plus, regardons l’Homme et nous vivrons davantage.Et pour cela accommodons correctement nos yeux.

    Depuis qu’il existe, l’Homme est offert en spectacle à lui-même. En fait, depuis des dizaines de siècles, il ne regarde que lui. Et pourtant c’est à peine s’il commence à prendre une vue scientifique de sa signification dans la Physique du monde. Ne nous étonnons pas de cette lenteur dans l’éveil.

    Rien n’est aussi difficile à apercevoir, souvent, que ce qui devrait « nous crever les yeux ». Ne faut-il pas une éducation à l’enfant pour séparer les images qui assiègent sa rétine nouvellement ouverte ? A l’Homme, pour découvrir l’Homme jusqu’au bout, toute une série de « sens » étaient nécessaires, dont l’acquisition graduelle, nous aurons à le dire, couvre et scande l’histoire même des luttes de l’Esprit.
     
    -
    Sens de l’immensité spatiale,
    dans la grandeur et la petitesse,
    désarticulant et espaçant, à l’intérieur d’une sphère de rayon indéfini, les cercles des objets pressés autour de nous.

    - Sens de la profondeur,
    repoussant laborieusement, le long de séries illimitées,
    sur des distances temporelles démesurées, des évènements qu’une sorte de pesanteur tend continuellement à resserrer pour nous dans une mince feuille de Passé.

    -
    Sens du nombre,
     découvrant et appréciant sans sourciller la multitude affolante d’éléments matériels ou vivants
    engagés dans la moindre transformation de l’Univers.

    - Sens de la proportion,

    réalisant tant bien que mal la différence d ‘échelle physique qui sépare, dans les dimensions et les rythmes, l’atome de la nébuleuse, l’infime de l’immense.

    -Sens de la qualité et de la nouveauté,

    parvenant, sans briser l’unité physique du Monde, à distinguer dans la Nature des paliers absolus de perfection et de croissance.

    -Sens du mouvement,
    capable de percevoir les développements irrésistibles cachés dans les très grandes lenteurs,- l’extrême agitation dissimulée sous un voile de repos, le tout nouveau se glissant au cœur de la répétition monotone des mêmes choses.

    - Sens de l’organique,

    enfin, découvrant les liaisons physiques et l’unité structurelle sous la b juxtaposition superficielle des successions et des collectivités.

    Faute de ces qualités dans notre regard, l’Homme restera indéfiniment pour nous, quoiqu’on fasse pour nous faire voir, ce qu’il est encore pour tant d’intelligences : objet erratique dans un Monde disjoint. -Que s’évanouisse par contre, de notre optique, la triple illusion de la petitesse, du plural et de l’immobile, et l’Homme vient prendre sans effort la place centrale que nous annoncions : sommet momentané d’une Anthropologénèse couronnant elle-même une Cosmogenèse.

    L’homme ne saurait se voir complètement en dehors de l’Humanité ; ni l’Humanité en dehors de la Vie, ni la Vie en dehors de l’Univers.

    D’où le plan essentiel de ce travail : la Prévie, la Vie, la Pensée, -ces trois évènements dessinant dans le passé, et commandant pour l’avenir (la Survie !), une seule et même trajectoire : la courbe du Phénomène humain.

    Phénomène humain, dis-je bien.

    Ce mot n’est pas pris au hasard. Mais pour trois raisons je l’ai choisi. D’abord pour affirmer que l’Homme dans la Nature est véritablement un fait, relevant (au moins partiellement) des exigences et des méthodes de la Science.

    Ensuite, pour fiare entendre que, parmi les faits présentés à notre connaissance, nul n’est plus extraordinaire, ni plus illuminant. Enfin , pour bien insister sur le caractère particulier de l’ essai que je présente.

    Mon seul but, et ma vraie force, au cours de ces pages, est simplement, je le répète, de chercher à voir, c’est à dire à développer une perspective homogène et cohérente de notre expérience générale étendue à l’homme. Un ensemble qui se déroule. Qu’on ne cherche pas ici une explication dernière des choses, -une métaphysique. Et qu’on ne se méprenne pas non plus sur le degré de réalité que j’accorde aux différentes parties du film que je présente.

    Quand j’essaierai de me figurer le Monde avant les origines de la Vie, ou la Vie au Paléozoïque, je n’oublierai pas qu’il y aurait contradiction cosmique à imaginer un Homme spectateur de ces phases antérieures à l’apparition de toute Pensée sur Terre.

    Je ne prétendrai donc pas les décrire comme elles ont été réellement, mais comme nous devons nous les représenter afin que le monde soit vrai en ce moment pour nous : le Passé non en soi, mais tel qu’il apparaît à un observateur placé sur le sommet avancé où nous a placé l’Evolution. Méthode sûre et modeste, mais qui suffit, nous le verrons, pour faire surgir, par symétrie, en avant, de surprenantes visions d’avenir.

    Bien entendu, mêmes réduites à ces humbles proportions, les vues que je tâche d’exprimer ici sont largement tentatives et personnelles. Reste que appuyées sur un effort d’investigation considérable et sur une réflexion prolongée, elles donnent une idée, sur un exemple, de la manière dont se pose aujourd’hui en Science le problème humain.

    Etudié étroitement en lui-même par les anthropologistes et les juristes, l’Homme est une chose minime, et même rapetissante. Son individualité trop marquée masquant à nos regards la Totalité, notre esprit se trouve incliné, en le considérant, à morceler la Nature, et à oublier de celle-ci les liaisons profondes et les horizons démesurés : tout le mauvais anthropocentrisme. D’où la répugnance, encore sensible chez les savants, à accepter l’Homme autrement que par son corps, comme objet de Science.

    Le moment est venu de se rendre compte qu’une interprétation, même positiviste, de l’Univers, doit, pour être satisfaisante, couvrir le dedans, aussi bien que le dehors des choses,-l’Esprit autant que la Matière. La vraie Physique est celle qui parviendra, quelque jour, à intégrer l’Homme total dans une représentation cohérente du monde.

    Puissé-je faire sentir ici que cette tentative est possible, et qu’elle dépend, pour qui veut et sait aller au fond des choses, la conservation en nous du courage et de la joie d’agir.

    En vérité, je doute qu’il y ait pour l’être pensant de minute plus décisive que celle où , les écailles tombant de ses yeux, il découvre qu’il n’est pas un élément perdu dans les solitudes cosmiques, mais c’est une volonté de vivre universelle qui converge et s’hominise en lui.

    L’homme, non pas centre statique du Monde-comme il s’est cru longtemps ; mais axe et flèche de l’Evolution, -ce qui est bien plus beau.

    Teilhard de CHARDIN

     

     

    Bibliographie :
    CUENOT Claude : Teilhard de Chardin, coll.écrivains de toujours, Seuil, 1962.
    CHARDIN Teilhard de : Le phénomène humain, Pékin, 1938-1940 ; et Oeuvres, Seuil, Paris,1955.

    http://jeanmarcdl.free.fr/


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    Jeudi 14 août 2008

     

    Averroès :

     

     

     

     

     

    Averroes, 1126-1198, le musulman

     

    - Ibn Roschd… Ibn Roschd …
    (…) la médecine, l’astronomie, toutes les sciences … Vous voulez toujours que je vous explique tout ce qu’Aristote a dit du savoir des choses de la terre. Vous ne vous posez donc jamais les questions dernières : …D’où venons-nous ? Où allons-nous ? La Création et, surtout, le but et le sens de la vie et de l’histoire ?

     

    - un disciple : Maître, aujourd’hui …
    (…) Aujourd’hui, comme toujours, notre philosophie ne servirait à rien si elle ne savant pas lier ces trois choses que j’ai enseigné d’unir dans mon “ Harmonie de la science et de la religion ”. Une science fondée sur l’expérience et la logique pour découvrir les causes. Une sagesse qui réfléchisse sur les buts de chaque recherche scientifique pour qu’elle serve à rendre notre vie plus belle. La révélation, celle de notre Coran. Car c’est seulement par révélation que nous connaissons les fins dernières de notre vie et de notre histoire.

     

    - une femme : Mais pour nous les femmes ?
    Les femmes ont les mêmes fins dernières que les hommes. Le Coran ne distingue qu’entre ceux, hommes ou femmes, qui cherchent la Loi de Dieu et ceux qui ne s’en soucient pas. Il n’y a pas d’autre hiérarchie entre les êtres humains … Mais vous, les hommes, vous considérez les femmes comme des plantes qu’on ne recherche que pour leurs fruits, la procréation. Et vous en faites des séparées, des servantes. Ce sont vos traditions : elles n’ont rien à voir avec l’islam. ”

     

    - un étudiant : Mais nos rois …
    Le Prophète nous a enseigné qu’il n’est de plus sainte guerre que de dire la vérité à un dirigeant injuste. Le tyran est le plus esclave des hommes. Il est livré à ses passions par ses courtisans, à ses terreurs parce qu’i a peur de son peuple.

     

    - un autre étudiant : Mais qu’elle est alors la société la meilleure ?
    Celle où chaque femme, chaque enfant, chaque homme, reçoit tous les moyens de développer toutes les possibilités que Dieu lui a données.

     

    - un autre : Quel pouvoir l’établira ?
    Il ne s’agit pas d’une théocratie, comme chez les chrétiens d’Europe, d’un pouvoir de religieux complices des tyrans : “ Dieu - dit le Coran - a insufflé en l’homme de Son Esprit ”. Faisons-le vivre en chaque homme !

     

    - un autre : Quelles sont les conditions d’une telle société ?
    Une société sera libre et agréable à Dieu quand nul n’agira ni par crainte du Prince ou de l’enfer ou par désir de récompense d’un courtisan ou du paradis. Et quand personne ne dira : ceci est à moi.

     

    - un autre : Maître, encore un mot
    J’en ai assez de vos questions : d’abord, je ne suis pas “ Maître ” ; Dieu seul est Maître, et l’enseignement le plus fréquent de Son Coran est de faire effort pour réfléchir par soi-même. Vous entendez, par soi-même.

     

    Maïmonide, 1135-1204, le juif

     

    Dans la synagogue, devant la Thora qu’il commente.

     

    Dans ce qu’il a dit sur les sciences terrestres, Aristote reste notre maître, mais, au-delà, tous ces propos ressemblent, à peu de choses près, à des conjectures. Si pour Ibn Roschd, le Livre Saint n’est pas notre Thora mais le Coran, nous sommes d’accord, l’un et l’autre, sur l’apport de la raison et de la révélation : elles sont deux manifestations d’une même vérité divine. Il n’y a de contradiction que lorsqu’on s’en tient à une lecture littérale des Ecritures, en oubliant leur signification éternelle. J’ai donné, dans mon “ Guide des égarés ” les règles de cette lecture allégorique, et qui tient compte de l’histoire. Nos problèmes historiques doivent être résolus à partir des principes éternels : il n’y a aucune opposition entre l’absolu et l’histoire. Ces principes éternels, mon expérience de juriste m’a appris qu’ils se ramenaient à quatre, que vous retrouverez dans mon “ Commentaire ” de la Mishna ”, de notre tradition juive :

     

    1) L’individu ne peut se développer que dans une société saine, où les devoirs viennent avant les droits.
    2) Le but de toute société fidèle à Dieu est une croissance de l’homme et non la richesse. L’homme grandit quand il développe en lui la raison dans sa plénitude : une raison qui a conscience de ses limites et de ses postulats. Une telle raison témoigne de la présence de Dieu en l’homme.
    3) La raison de l’homme n’est qu’une participation à la raison divine, qui nous dépasse infiniment, et qui ne se réalise que par l’accueil à la prophétie biblique.
    4) Un cycle nouveau de l’histoire ne commence que lorsqu’un Prophète, comme Moïse, descend vers le peuple pour lui proposer de nouvelles lois.

     

    Psaume de David : Pourquoi ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils contre l’Eternel et contre son oint ? Brisons leurs liens. Délivrons-nous de leurs chaînes ”.

     

    Alphonse X, 1221-1284, le Sage

     

    Je ne suis plus que l’ombre d’un roi qu’on appelait autrefois Alphonse X, le Sage, mais le Pape et mes propres vassaux me déposèrent en 1282. Peut-être mes rêves étaient-ils trop grands pour ce siècle ? Et pourtant nous étions au bord d’un grand éveil ? J’avais eu la chance, dans ma jeunesse, d’être élevé à Tolède, où l’évêque Raymond, avec ses traducteurs chrétiens et juifs, m’avaient initié à la culture de l’islam. J’ai fait traduire en latin le Coran et le Talmud. Vous voyez ce que fut l’acte le plus glorieux de mon règne : celui de créer, à Murcie, avec le philosophe musulman Mohammed Al Riqouti, la première école au monde où enseignaient à la fois des chrétiens, des juifs et des musulmans. A Séville, j’ai exigé que l’on enseigne dans les deux langues de mon temps : l’arabe et le latin. Ecoutez : l’un de mes pages chante l’un de mes cantiques : “ O mon Christ, qui pouvez accueillir le chrétien, le juif, le maure, pourvu que leur foi se dirige vers Dieu ”. Dans mes lois, comme dans mes prières, je n’ai jamais oublié que les mécréants sont de même sang et nature que nous. Mes légistes peuvent, avec fierté, vous lire mes codes :

     

    “ Comme la synagogue est maison où l’on glorifie le nom du Seigneur, défendons qu’aucun chrétien ait l’audace de la détruire ni d’en emporter rien ni d’en prendre aucune chose par force ”. Et à l’égard des musulmans : “ Laisser vivre les Maures parmi les chrétiens en conservant leur foi, et en n’insultant pas la nôtre ”. Oui, sous mon règne, par les efforts des sages de nos trois religions, notre Espagne du XIIIème siècle pouvait éveiller l’Europe entière à une vraie renaissance : celle qui pouvait se faire non contre Dieu, mais avec Dieu.

     

    Ibn Arabi, 1165-1240, le soufi

     

    “ Ceci est interdit ! Ceci est permis ! ”, nous disent les juristes. Mais jamais : ceci est à inventer. Tu es responsable de toi-même. Réfléchis par toi-même ! Alors que le Coran nous y appelle à chaque page. À les entendre, il n’y aurait, entre Dieu et l’homme, que des rapports de maître à esclave. La foi et la philosophie commencent là où finit ce juridisme desséché !

     

    Le Coran nous dit “ Dieu fera se lever des hommes qu’il aimera et qui l’aimeront ” (V, 54), et aussi : “ Si vous aimez Dieu, Dieu vous aimera ” (III, 31). Dieu est unité. L’unité de l’amour, de l’amant et de l’aimé. Tout amour est désir d’union. Tout amour, qu’il en est conscience ou non, est amour de Dieu. Il y a un amour naturel dans lequel tu crois chercher à ne satisfaire que ton propre désir. Mais, il te fait sentir que tu ne suffis pas à toi-même. Même dans l’union des corps, où tu veux trouver l’extase, tu éprouves la nostalgie et le besoin de ce qui n’est pas toi. Il y a un amour spirituel quand tu n’aimes l’aimé que pour l’aimé lui-même. Tu ne vis alors qu’en te dépassant : en préférant à la tienne sa joie, sa plénitude d’être. Cet amour t’enseigne le sacrifice. Il y a un amour divin, le plus haut : tu aimes en toute chose Celui qui l’a créée, et tu n’aimes Dieu que pour lui-même. sans crainte d’un châtiment ni désir d’une récompense. Cet amour que tu portes à Dieu est un reflet de celui qu’Il te porte.

     

    Tu ne peux t’identifier à Lui, mais agir selon le but qu’il a révélé par Son Messager. Le Prophète a dit “Quand Dieu t’aime, Il est l’oreille par laquelle tu entends, l’œil par lequel tu vois, le pas par lequel tu avances, la main par laquelle tu travailles”. Dieu a “insufflé en l’homme de Son Esprit”. Témoignage de cette présence de Dieu en toi, de l’acte de Dieu qui ne cesse de créer. L’action est l’extérieur de la foi. Tu rends visible l’invisible chaque fois que tu te dépasses : artiste, quand tu exprimes la beauté que Dieu aime, amant, quand tu vois et sers Dieu en celle que tu aimes, savant, quand tu découvres des vérités nouvelles, chef, quand tu créés pour chacun les conditions de son épanouissement.

     

    Voir en chaque être l’acte qui l’a créé et soumettre sa vie entière à la volonté de ce Créateur, c’est ce qui unit tous les hommes de foi. Tout homme est appelé par Dieu. Ne méprise pas ceux qui, en le cherchant, croient Le voir en ce qui n’est pas Lui. L’islam reconnaît tous les prophètes comme messagers du même Dieu. Apprends à découvrir en chaque homme le germe, en lui, du désir de Dieu, même si sa croyance est encore confuse, et parfois idolâtre, pour l’orienter vers la pleine Lumière.

     

    J’écrivis, dans un poème d’amour (avec luth) : “ Mon cœur est devenu capable d’entrer dans toutes les formes : pâturage pour les gazelles et couvent pour le chrétien ; temple pour les idoles et pèlerins de la Ka’ba ; tables de la Thora et livre du Coran. Ma religion est de l’amour : quelque soit le chemin que prenne la caravane de l’amour, ce chemin est celui de ma foi ”.

    http://alainindependant.canalblog.com/archives/2007/09/18/6265481.html


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    Jeudi 14 août 2008




    Oui à son rejet de l'islamisme,
    Non à son infidélité à ses origines
    et à ses engagements 
    fanatiquement  pro-occidentaux


    Les extrémismes sont une abomination. Les fanatismes, les intégrismes aussi. Quels qu'ils soient : chrétien (évangéliste, souvent plus sioniste que tous les autres, ou catholique intégriste, une frange active), juif (ultra-sionistes, obsessionnellement anti-arabes et pathologiquement angoissés par l'industrie nucléaire iranienne au point d'être prêts à rayer l'Iran de la carte et à susciter une guerre mondiale), musulman (islamiste, dénoncé dans cet article).

    Ce sont les extrémistes qui mettent le monde en danger. 

    Mais ceux qui, dans une religion donnée, les dénoncent, peuvent tomber dans l'excès inverse.


    C'est le cas de Mme Nonie Darwish, installée aux Etats-Unis, un signe qui ne trompe pas, puisqu'elle vit dans le pays qui, par ses excès, son matérialisme égoïste et militariste, sa haine de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Arabe, crée de la tension, des antagonismes, et au final des guerres meurtrières. 

    L'engagement légitime contre l'islamisme ne doit pas conduire à son opposé, la défense caricaturale des valeurs occidentales qui pour moi sont aussi pernicieuses : matérialisme, culte du Veau d'Or, Argent déifié, compétition, démocratie uniquement  théorique, domination des esprits, des cultures, des pays, goût pour le choc des civilisations et les guerres préventives, d'ingérence, eugéniques, mépris des valeurs collectives, de l'éthique, des solidarités, etc. Ce qu'elle défend (suprématie de l'Occident blanc, occupation de la Palestine, choc de civilisations qu'elle alimente, etc...) est aussi injuste que ce qu'elle dénonce, l'islamisme, est juste. Eva 


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    Qui est Nonie Darwish ?

    Nonie Darwish

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

    Pour les articles homonymes, voir Darwich.

    Nonie Darwish est une journaliste, écrivaine et conférencière arabo-américaine née au Caire en 1948. Auteure du livre Now they Call Me Infidel; Why I Renounced Jihad for America, Israel and the War on Terror, elle est aussi fondatrice de l'association Des Arabes pour Israël qui réunit des Arabes et des musulmans qui « respectent et soutiennent l'État d'Israël », rejettent les « attentats-suicides comme forme de jihad » et promeuvent une « auto-critique constructive du monde arabo-musulman ».

    Elle appartient au collectif Des femmes contre l’islam aux côtés de Ayaan Hirsi Ali, Wafa Sultan, Brigitte Gabriel, Mina Ahadi, Chahdortt Djavann, Irshad Manji, Necla Kelek, Taslima Nasreen et Nyamko Sabuni.

    Œuvres [modifier]

    • Now They Call Me Infidel: Why I Renounced Jihad for America, Israel, and the War on Terror. Sentinel HC, 2006. ISBN 1595230319 (en anglais).

    Liens externes [modifier]

    • Son témoignage ;
    • Nonie Darwish au sommet de l’islam laique, mars 2007 ;
    • Escaping "Submission" (article en anglais) ;
    • Site du collectif Des femmes contre l’islam. 

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      Je ne soutiens pas la femme qui est passée d'un bord à l'autre, des pays arabes aux Etats-Unis lancés dans un meurtrier choc de civilisations, femme finalement aussi haineuse envers l'Islam  que les Islamistes envers l'Occident judéo-chrétien.

      Tous les excès sont également condamnables. 
       
    • Reste que sa dénonciation des perversions de l' Islam est fondée, et que certains de ses combats entrent dans le cadre de ce blog attaché à promouvoir la paix dans le monde, la communion des civilisations - qui ne pourra avoir lieu que si les intégrismes de TOUS bords sont dénoncés et rejetés.
       
    • Avec Nonnie Darwish, Il faudra donc en prendre (le combat contre l'intégrisme musulman), et en laisser (le soutien ambigu pour une Musulmane des Américains et des Israéliens). La dénonciation des perversions d'un système ou d'une religion n'implique pas l'adhésion aux valeurs de ceux qui les combattent de façon fanatique, obsessionnnelle, et dangereusement belliciste.

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    Nonnie Darwish n'est aucunement liée à la rédaction de ce site

    « De nombreux Musulmans ne cherchent qu’une chose, islamiser l’Amérique et l’Occident, coûte que coûte ! »

    « Je crois que le monde musulman a perdu son équilibre moral »

    « Les appels à la prière étaient presque toujours suivis d’appels à détruire les juifs et les infidèles »

    Arabe et musulmane, Nonie Darwish est née au Caire et a grandi à Gaza à l’époque où Nasser promettait de détruire Israël. Son père, Mustapha Hafez Darwish, dirigeait à l’époque les services de renseignement à Gaza. C’est lui qui crée les Fedayin, ces groupes armés qui mènent des attaques en territoire israélien pour y semer la mort et la destruction.


    Sur son blog :
    Expatriée aux Etas Unis, Nonie Darwish est aujourd’hui journaliste, écrivain, et fondatrice de
    ArabsForIsrael.com.
    Elle a participé en 2007 au
    Sommet de l’islam laïque

    -> lire les déclarations essentielles de Nonie Darwish

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      Que l'on soit légitimement contre les épouvantables excès des Islamistes, ne doit pas conduire à s'engager pour un Etat qui ouvertement (notamment à travers certains de ses dirigeants ou intellectuels) songe à rayer l'Iran de la carte, et qui fait de la vie des Palestiniens un enfer, bien qu'ils ne soient pas responsables de la Shoah.


    • Les écrits de Mme Darwish sont donc à lire avec précaution. Oui à la dénonciation de l'islamisme, non à la dénonciation de l'Islam. Oui au rejet de l'idéologie islamiste de domination mondiale, mais oui aussi au rejet de l'idéologie sioniste de domination de la planète ou de la croisade chrétienne pour la christianisation du monde entier.  Le respect de la religion de l'autre ne souffre aucune exception.  Eva


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      Nonie Darwish : 

    • « J’ai réalisé à quel point l’Occident est mal informé… Je ne veux pas voir la propagande, la désinformation, la haine, l’antisémitisme que j’ai connu au Proche-Orient se disséminer en Occident… Le terrorisme n’est pas un accident, il fait partie intégrante de la religion et de la culture du djihad, de la marche pour la domination mondiale qui s’est enclenchée voici des décennies dans le monde musulman… Ils maîtrisent à la perfection l’art de jouer avec les faiblesses et les tabous de l’Occident et utilisent à cette fin des mots tels qu’islamophobie ». [lire le texte intégral]

        La façon dont les juifs ont été traités au Proche-Orient est une disgrâce. Et le monde, à l’exception des Etats-Unis, a abandonné Israël de façon à se concilier des pays musulmans producteurs de pétrole ». (…) Je crois que le monde musulman a perdu son équilibre moral et devrait prendre d’urgence la voie de la réforme.

      L’obsession paranoïde envers Israël qui l’imprègne est de plus en plus intolérable, et l’Occident ne devrait pas l’excuser… Nous sommes dans une guerre sans précédents. Pire que le nazisme et le communisme, le djihad global est porté par des fanatiques qui croient qu’ils doivent conquérir le monde sur l’ordre de Dieu. Nous devons mener cette guerre et, en même temps, œuvrer pour la réforme de l’islam ».

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    • On voit les excès de telles déclarations. Pour pasticher Mme Darwish, moi je dirai  : "La façon dont les Palestiniens sont  traités est une disgrâce (comme autrefois d'ailleurs les Juifs). Et le monde ferme les yeux sur les souffrances des Palestiniens, l'injustice qui leur est faite. Les islamistes ont perdu leur sens moral, comme les néo-sionistes aujourd'hui. La vocation de "nation sainte" juive est piétinée à chaque instant. Les extrémistes juifs n'ont rien à envier aux islamistes. Ils se valent.  Même abandon de tout sens de l'éthique, même soif de domination, même peur et haine obsessionnelle de l'altérité. Même envie d'en découdre avec le monde entier.. Pour être crédible, son combat aurait dû dénoncer les TROIS grand extrémismes, islamiste bien sûr, mais aussi chrétien (évangéliste) et juif. Eva

      __________________________________________________________________________

    • Nonie Darwish fait ses études à l’Université américaine du Caire et s’y ouvre ainsi peu à peu à la civilisation occidentale. Elle vit de plus en plus mal sa condition de femme dans un pays arabe et décrit comment la nécessité de mentir lui pèse, tout comme la nécessité d’être emprisonnée à l’intérieur de sa féminité :
      « Si j’avais décidé de m’habiller à l’occidentale, on aurait dit que j’étais provocante et que j’appelais au viol. Pour cette raison, de nombreuses femmes autour de moi portaient le voile, simplement pour n’être ni insultées ni violées ».

      Nonie refuse l’alternative que choisissent ses amies : « porter le voile comme un symbole d’honneur, de pouvoir et de respect, la forme féminine du djihad ». Elle discerne, au contraire, que la situation est grave et difficilement remédiable : « Le changement semble ne pouvoir survenir qu’au détriment de l’honneur des hommes et de la chasteté des femmes.

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      La situation des femmes dans les pays musulmans est souvent intolérable. Mais l'appel des Islamistes à la guerre "sainte", à détruire les Juifs et les infidèles, rejoint celui des sionistes envers les Arabes et même envers une partie de l'humanité, au nom de la pureté juive. Et les évangélistes ne sont pas en reste, quand ils se joignent aux Israéliens pour entreprendre des guerres de civilisation, pour prôner le choc de culture, la suppression de tout ce qui de près ou de loin est arabe ou musulman. Les évangélistes sont fanatiquement pro-sionistes, je les connais bien car j'ai une soeur pentecôtiste évangéliste qui considère comme ENNEMIS et à combattre, tous ceux qui défendent la cause palestinenne de près ou de loin - par exemple. Tous les fanatismes sont abjects. Et à dénoncer.

      Ils mènent directement à l'effroyable choc de civilisations que je dénonce dans ce blog.

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      Nonie Darwish se souvient comment on lui a appris à haïr les Juifs depuis sa tendre enfance. “On m’a toujours dit de ne pas accepter les bonbons proposés par les étrangers, car c’était peut-être un Juif qui essayait de m’empoisonner” se rappelle-t-elle. “On nous répétait sans cesse que les Juifs étaient des démons, le mal, les ennemis de Dieu”.

      “J’ai mis du temps à réaliser qu’Israël ne constituait en aucune manière une menace pour le monde arabe, bien au contraire (…)

      Elle est confiante qu’un jour le monde arabe mettra un terme à sa querelle avec l’état Juif, mais elle est moins optimiste quant à la menace croissante du fondamentalisme islamiste en Occident. “La plus grande erreur de jugement que font les Occidentaux, c’est de croire que leur culture et la démocratie sont indestructibles, sous-estimant les forces du Mal et de la terreur. De nombreux Musulmans ne cherchent qu’une chose, islamiser l’Amérique et l’Occident, coûte que coûte!”

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      Erreur ! Israël constitue actuellement une grande menace pour les Arabes (prêt à tout faire pour combattre l'Arabe, le Musulman, même à l'extermination, beaucoup d'Israéliens apprennent dès l'enfance à haïr l'Arabe et à mener une lutte à mort..), et même pour le monde, car il cherche à imposer le choc de civilisations afin d'éliminer l'autre camp, quitte à risquer une effroyable guerre mondiale et la mort de millions d'innocents ! Même idéologie de haine raciste, de rejet de l'autre, de mort, même prosélytisme, même désir d'en découdre. Idem pour les évangélistes.

      Pourtant, à mon avis, les fanatismes les plus dangereux sont d'abord évangéliste et néo-sioniste, néo-con, car eux détiennent le pouvoir de détruire l'humanité à travers des guerres nucléaires préventives, de civilisations, éugéniques, permanentes, totales, ils ont un armement sophistiqué et l'appui de la Haute Finance internationale. Le terrorisme islamiste d'attentats est moins coûteux en précieuses vies humaines, que le terrorisme d'Etat des Américains et des Israéliens. 

      Ensuite, Nonnie parle des islamistes "le Coran d'une main, et tuant de l'autre". Qu'elle sache que j'ai l'habitude de parler des Américains comme ayant la bible dans une main, et le fusil dans l'autre. Je reproche à Mme Darwish, par dégoût légitime de l'islamisme, de tout caricaturer, de tomber dans l'excès INVERSE. Ce qui discrédite son combat, qui aurait pu être légitime. Eva

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      Jeune femme, j’ai rendu visite à une amie chrétienne au Caire lors des prières du vendredi. Dans les haut-parleurs des mosquées, on entendait : “qu’Allah détruise les infidèles et les Juifs, les ennemis de Allah. Nous ne les fréquenterons pas et nous ne signerons aucun traité avec eux” et la foule des fidèles répondait Amen!

      Mon amie avait peur et moi j’avais honte. Et c’est là où j’ai compris que l’enseignement et la pratique de ma religion étaient erronés. Malheureusement je ne suis pas la seule à avoir subi cette forme d’éducation religieuse. Des centaines de millions de Musulmans ont été élevés dans cette haine de l’Occident et des Juifs.

      Ce que Mme Darwish oublie de dire, c'est que les Juifs extrémistes font la même chose, de l'autre côté, en apprenant aux enfants très tôt à haïr l'Arabe et à chercher à le tuer. Sauf que eux ont les moyens d'exterminer, avec armes sophistiquées et appui de l'ogre américain indifférent aux malheurs qu'ils provoquent dans le monde entier. Eva

      J’ai été le témoin de meurtres de filles pour l’honneur, de l’oppression de femmes, de mutilations génitales, de la polygamie et de ses effets dévastateurs dans les relations familiales. Tout cela est en train de détruire la foi musulmane de l’intérieur
      . "

      Je rejoins complètement N. Darwish dans sa dénonciation de tous ces intolérables. Eva

      ARABS  FOR  ISRAEL :

      Arabs for Israel Home
      (NB Eva : Il est évident qu'un peuple persécuté doit pouvoir disposer d'une terre où se retrouver, protégé. Même chose pour d'autres peuples, d'ailleurs, il y a suffisamment de terres vierges ! Arméniens, etc... Tsiganes, bien que peuple voué à l'errance, pa choix, et c'est un de ses charmes !)
       

      To Muslims and Arabs across the globe:

      Reject hate, embrace love. Bring out the best in Islam by showing your compassion, gratitude and forgiveness. Make the holy land truly holy by giving Israel and the Jewish people the respect they deserve in their tiny little country. This is not a crisis over land. It is a crisis of the soul; a crisis in our faith, judgement and self confidence. Israel should not be regarded as an enemy, but as a blessing to our neighborhood. We need not fear peace, but embrace it.

      Palestinian Woman Simpathizes with Israel

      2008.03.11

      When a Palestinian woman gave birth to twins in an Israeli hospital she experienced what it is like to be the target of rocket fire from the Gaza Strip.

      Read the full article at http://www.israellycool.com/2008/03/11/todays-must-read-article/
      (attention, comprendre la souffrance des Israéliens  quand ils reçoivent des bombes des résistants Palestiniens et en avoir compassion, militer ligitimement pour leur sécurité ne doit pas empêcher d'abord, de comprendre la souffrance des Palestiniens condamnés collectivement à vivre en prison, en enfer, ensuite de les soutenir dans leur lutte (personnellement de façon pacifique, car je suis pacifiste) légitime pour une existence normale, lutte de libération de l'occupation). Eva

      The David Horowitz Freedom Center launches a Declaration Against Genocide

      2008.02.20

      The David Horowitz Freedom Center announced that it will distribute a Declaration Against Genocide and ask individuals and groups, particularly those on American college campuses, to sign it. The Declaration notes that the Sudanese and other Africans have been victims of a slow motion genocide, and that Islamo fascists in the Middle East are preparing a new genocide against the Jews

      Read more at FrontpageMag.com

      A Taste of Peace

      2007.12.21

      ...but what of other borders that lie beyond the relatively minor distinctions in religious practice and personal attitudes? What might it mean, for instance, for a Wellesley woman of Egyptian-Jewish origins after having experienced a personal tragedy, to reach out to an Arab mother living in Israel to understand and share the meaning of deep, irreparable loss?

      On a trip to East Jerusalem, local resident Eliane Markoff did just that, the result of which is a compelling written narrative that earlier this year she shared with the Wayland-Weston interfaith group. An edited version of Markoff's story accompanies this article (see sidebar). It speaks with eloquence and candor to those who seek to understand the challenges of reconciling cultural displacement, religious differences, and personal loss.

      Read the full article on the 'Jewish E-Mails' page

      Muslims in Iraq ask Christian friends to return fr
      om exile
      Muslims in Iraq ask Christian friends to return from exile

      Muslims Against Sharia interviewed

      Muslims Against Sharia

      Now They Call Me Infidel


      Arabs for Truth

      Dear Nonie,

      What better place to enjoy the bulk of your book then on an El Al Flight from Los Angeles to Tel Aviv? There was plenty of time for me to read and re-read favorite passages. Truth is the message of your book and truth will help set this conflict free and end it. You are as they say "her father's daughter" and in his memory you will accomplish much, perhaps event more then you can imagine. So many people around the world will join your grassroots organization and help reveal and live with truth. I hope to offer much more support in the future. At the moment I'm visiting my ailing mother in Tel Aviv. We inherit all the good and sometimes not so good traits our parents instilled in us. As each generation comes forth, the good from the previous generation is embellished in the new while the bad, is edited out, hopefully.

      May you be blessed with many years of good health, may your children follow in your steps, if they wish, and may our wish for peace between Arabs and Jews come in our life time. To be cont.

      Best wishes,

      Avner




      Jews do not hate Arabs

      2007.11.07 Hi
      As I read your letters from Israel I want to underline that jews do not hate arabs.
      I want to say that I have lived in Israel for 13 years as non jewish and we lived very close with the jews in the land. Since I grew up in the country (6 to 22 years of age) during that time I always heard that arabs and jews could make a paradise in the middle east. I never heard a jew speak of hate. I never heard a jew blame the Germans for the holocaust. All they said was let us forget and make a better day.

      A short story:
      A friend of mine have a garage for trucks in Israel. An arab left his truck for repair. The worker forgot to put in a small security pin for the breaks and told the owner. The owner jumped in his car and drove to the arab village wich was very far away, and waited for the truck to come home. As he waited he saw people gather in a building so he went to the building ,it was a big hall and people sat along side the wall. As he sat there the arabs spoke so much bad about Israel and jews the my firend said to me "How much can you take?" (he know arabis since he came from Iraq) so he spoke up and and told them that he was Israeli, jew and he shows them the security pin and told them why he was there only so that they would not blame him for delibratly forget the security pin. He left the room and by that time the truck owner had come home and he mounted the pin and drove from the town late that evening. He told me that he was very scared as they could have shot him as he drove down the hill.
      The garage had in 1989 about 20 muslim workers of total 50 workers.
      What I want to say is that Israel don't hate the arabs/mulsims/Palestinians all they want is to live in peace and make a better place to live in.
      My best math and physics teacher in Israel is a muslim.

      Regards from Dan Johansson
      Sweden



      Life is to short to be consumed by hatred

      Dear Mrs. Darwish and Arab/Muslim friends,

      I am a 27 year old Jewish man from Holland The Hague. I am a member of the orthodox Jewish congragtion here. Reading through the ´´Arab´´reactions about Israel I became happy. A overwhelming feeling of brotherhood came over me. I have always thought if we could settle our problems and work together we could make the Middle East flourish! I do not and I know many Jews do not feel any hatred or negative feelings towards Arabs or Muslims what so ever!!

      Life is to short to be consumed by hatred....from both sides.. My wishes are that as many people as possible speak out and be positive about peace and reconciliation. We have to look to the future..

      Salaam Aleikum, Shalom Aleichem..

      Alexander L.Y. van der Linden



      Two very important verses from the Qur'an regarding hatred and making peace with one's enemies.

      1. Hatred:

      O ye who believe! Be steadfast witnesses for Allah in equity, and let not hatred of any people* seduce you that ye deal not justly. Deal justly, that is nearer to your duty. Observe your duty to Allah. Lo! Allah is informed of what you do.
      - AL-MA'IDAH The TABLESPREAD - SURAH V:8

      * That includes Jews and Israelis.

      2. Making Peace with One's Enemies

      It may be that Allah will grant affection (and friendship) between you and those whom ye (now) hold as enemies. For Allah has power (over all things), and Allah is Forgiving, Most Merciful.
      -AL-MUMTAHANA The WOMAN TO BE EXAMINED - SURAH LX:7

      Jihad Watch

      Tall Shadows: Interviews with Israeli Arabs

      Interfaith StrengthInterfaith Strength

       

      Interfaith Encounter Association


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    Lundi 11 août 2008

     

     

    Daniel Barenboïm

     

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

     

     

    Daniel Barenboim
    Daniel Barenboim

     

    Daniel Barenboim, né le 15 novembre 1942 à Buenos Aires, est un pianiste et chef d'orchestre de nationalité argentine et israélienne. En 2002, il reçoit la nationalité espagnole et depuis janvier 2008, il est également porteur d'un passeport palestinien[1],[2].

     

     

    Biographie [modifier]

     

    Enfant prodige, il donne son premier concert en tant que pianiste à Buenos Aires à l'âge de sept ans. Son père est alors et restera longtemps son professeur de piano.

     

    En 1952, il s'installe en Israël avec ses parents, juifs d'origine russe (son nom est la graphie yiddish de l'allemand Bachenbaum), .

     

    Très tôt, en Argentine d'abord puis au cours de nombreux voyages, il aura l'occasion de rencontrer Arthur Rubinstein et Adolf Busch, Wilhelm Furtwängler, Edwin Fischer et beaucoup d'autres grands interprètes. Il se perfectionne au piano avec Edwin Fischer et à la direction d'orchestre avec Igor Markevitch puis en 1955 avec Nadia Boulanger, dans la classe de qui, à Paris, il étudie la composition.

     

    Au début des années 1960, il joue avec le vieux maître Otto Klemperer et enregistre avec lui ses premiers disques pour EMI : le 25e concerto de Mozart et l'intégrale des concertos de Beethoven. Puis il devient chef de l'English Chamber Orchestra en 1965 et enregistre, en dirigeant du piano, l'intégrale des concertos de Mozart, une somme que certains critiques considèrent aujourd'hui encore comme la plus belle jamais gravée. À cette période, Barenboïm est un merveilleux mozartien, tant au piano qu'à la baguette, et il mêle à un élan juvénile une profondeur extraordinaire des mouvements lents sans doute en partie acquise à la fréquentation de Klemperer.

     

    C'est la période heureuse, celle de son amour pour la violoncelliste britannique Jacqueline du Pré avec laquelle il se marie en 1967. La période aussi où il pratique assidûment la musique de chambre avec elle et ses amis les violonistes Pinchas Zukerman et Itzhak Perlman et d'autres comme Isaac Stern ou Gervase de Peyer. De nombreux disques sont gravés en particulier de Beethoven. Un DVD garde pour la postérité une interprétation exceptionnelle du quintette « La Truite » de Schubert avec le chef d'origine indienne Zubin Mehta à la contrebasse, un instant de pur bonheur.

     

    Le bonheur sera de courte durée : Jacqueline est atteinte de sclérose en plaques et doit arrêter sa carrière dès 1972. Elle décèdera en 1987.

     

    La carrière de Barenboim semble marquée par une sorte de boulimie inextinguible de concerts, d'enregistrements et de projets. Il est chef de l'Orchestre de Paris de 1975 à 1989 où il crée un Chœur symphonique qu'il confie à Arthur Oldham. Pressenti pour être le responsable artistique du nouvel Opéra Bastille, il entre en conflit avec les autorités de tutelle de l'époque et part finalement aux États-Unis diriger l'Orchestre symphonique de Chicago, poste qu'il occupe jusqu'en 2006[3], tout en menant une carrière de chef à Berlin, à la tête du Staatsoper.

     

    En mai 2006, il est nommé principal chef invité de la Scala de Milan, poste qu'avaient occupé avant lui notamment Arturo Toscanini et Herbert von Karajan.

     

    Direction de l'orchestre Divan occidental-oriental à Séville en 2005

     

    Il a également créé en collaboration avec Edward Saïd une fondation visant à promouvoir la paix au Proche-Orient au travers de la musique classique, initiative lui ayant attiré de violentes critiques en Israël. Ceci s'est concrétisé en un atelier musical et un orchestre israélo-arabe : l'Orchestre Divan occidental-oriental.

     

    En 2006, il est lauréat du prestigieux Prix Ernst von Siemens, considéré comme le « Nobel de la musique ».

     

    Son répertoire immense s'étend de Bach, dont il a gravé une des plus puissantes versions des Variations Goldberg, à la musique contemporaine dont il est un ardent défenseur. Ainsi a-t-il créé de nombreuses œuvres de Pierre Boulez ou Henri Dutilleux, par exemple. Il est aussi un grand chef d'opéra, notamment à Bayreuth où il dirigera pendant les vingt dernières années du XXe siècle, mais aussi à Édimbourg et dans de nombreux autres festivals.

     

    Excellent accompagnateur de lieder,il a donné des concerts et enregistré de nombreux disques avec Janet Baker notamment, mais surtout avec Dietrich Fischer-Dieskau, avec qui il a gravé en particulier des lieder de Mozart (chez EMI) et des intégrales de Brahms, de Liszt et d'Hugo Wolf (chez Deutsche Grammophon).

     

    En mars 2007, il est élevé au rang de Commandeur de la Légion d'honneur par Jacques Chirac qui a souligné son engagement pour la paix au Proche-Orient.Image:Daniel Barenboim.jpg


    Il essaie de réconcilier Israéliens et Palestiniens sur une même terre; ils ont tout intérêt à vivre ensemble, les guerres n'ont pas leur place, la résolution du conflit est essentielle pour la paix du monde.


    Ce 11 août 2008, sur Arte, soirée spéciale :

    Concert en Jordanie avec le West Eastern Divan Orchestra

    Enrendu (présentatrice) : "Celui qui est à l'écoute des autres s'oublie un instant, et à ce moment-là tout est possible, cela fait reculer la haine."

    Au cours de la soirée, projection du documentaire "Nous ne pouvons qu'atténuer la haine".

    L'orchestre réunit de jeunes musiciens de pays arabes, de Palestine et d"Israël.


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    Lundi 11 août 2008
    Reconnaissance à Stéphane.

    mariam

    Jésus(s) et Marie(s)

     

    J’ai lu le dernier article de Stéphane sur « christianisme » et lui en sais gré.
    J’ai écrit que Stéphane n’avait pas de sens critique et j’ai mis en doute son honnêteté intellectuelle. Je l’efface !
    A l’avenir, je ferai un distinguo entre les faux évangéliques et les vrais.

    La violence, que l’on peut lire dans les textes du monothéïsme, se retrouve un peu partout : dans l’Ancien Testament elle est redoutablement présente, moins dans l’Evangile et elle transparaît dans certaines sourates du Coran.

    Il importe, dans la lecture de ces écrits, de connaître le contexte historique de leur rédaction et l’avancée de civilisation des peuples que ces propos concernent.

    Personne n’est obligé d’aimer une religion ou d’en pratiquer une, mais tout un chacun doit respecter l’autre,  tant il est vrai que l’on n’est  vraiment soi-même qu’à travers le regard d’autrui.

    Pourquoi Stéphane ne rend-il pas la liberté à ses commentaire ? Le musulman-compusif et harceleur, ce n’est pas moi.

    « Quiconque fait le bien le fait à son avantage :
    celui qui fait le mal le fait à son détriment,
    et Dieu n’est point le tyran des hommes »

    Coran

     
    11-08-2008, 17:53:29 Dr Ali
     
    10-08-2008
    Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Réponse à "christianisme".

    Il a donc pris la plume pour me répondre.
    Trop d’honneur !

    Il me qualifie de « harceleur, mais en vertu de quoi ? Quand sur le blogue « Justice », je permettais les commentaires ;  pour un  que je postais sur le sien, il en mettait quatre sur le mien.
    Mais foin de mesquineries, venons-en à l’essentiel !

    Tous les évangéliques ne sont pas des bellicistes enragés. J’en veux pour preuve des hommes comme le pasteur Jesse Jackson et le Président Carter qui, récemment encore, préconisaient au gouvernement de Bush de négocier avec le Hamas.
    Dites-moi, avez-vous lu sur le blogue de « christianisme » le moindre copier/coller de ces deux personnalités ?

    Non ! Vous êtes submergés d’amalgames sur l’air du : Arabes+Iraniens+islam = terrorisme, ne me dites pas le contraire, les faits sont là, et les faits sont plus puissants qu’un Lord Maire !
    Si « christianisme « est tellement pacifique, pourquoi ne dénonce-t-il pas l’injustice qui est faite aux Palestiniens par un « état » qui les opprime sans vergogne depuis plus de soixante ans ?
    Pourquoi toujours se metre du côté des plus forts ? Les premiers ne seront-ils pas les derniers ?

    Pourquoi prêter à l’Iran des intentions qu’aucune preuve ne vient étayer ?

    Qui possède la bombe atomique ? La France, la Chine, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Russie et aussi, c’est patent, Israël…
    Qui a usé de la bombe, et sur des populations civiles de surcroît ? Les Etats-Unis !

    Qui pousse à la guerre contre l’Iran, comme il a tout fait, même mentir, pour attaquer l’Irak : les Etats-Unis !

    Tous les Américains ne sont pas des fauteurs de guerre, tous les évangéliques ne sont pas complices de la politique de Bush et consorts. Pourquoi « christianisme » ne met-il pas plus en avant cette caractéristique ? Faut-il qu’un petit blogue comme le mien le titille pour le lui rappeler ?

    Il y a plus grave. Pourquoi faire plâner l’accusation d’antisémitisme, sinon pour discréditer lâchement son adversaire (ennemi) ? Avez-vous lu sur « Justice » ou « Nourislam » le moindre propos dans ce sens ? Je vous en défie !

    De tels procédés sont iniques et relèvent de l’incitation à la haine raciale et religieuse !

    Et je vais être clair: le premier qui me traite d'antisémite, je le traîne en justice pour diffamation, injure publique et calomnie !

    Moi, je ne suis pas un îmam, mon blogue est une plateforme de défense et d’attaque contre tous ceux qui déforment les faits et précipitent les hommes et les femmes dans des conflits qu’ils ne veulent pas et qui les dépassent. Je ne combats pas pour le seul islam, simplement pour la justice et la vérité et, à l’âge où le Créateur m’a permis d’arriver, et qui verra bientôt la chair quitter les os, j’ai compris combien ces concepts étaient consubstantiels aux pauvre et aux déshérités.

    Que l’islam se confondeavec eux n’est pas un hasard, Dieu les aime !


    Alors, je l’écris en toute sérénité, si « christianisme » veut prouver sa bonne foi et son ardent désir de paix, qu’il se penche avec compassion et sollicitude sur ces braves gens, et il comprendra que le salut vient de chez eux qui ne sont rien au regard des possédants, mais tout à Celui qui préside à nos destinées !

    « Ceux qui reviennent à moi, qui se corrigent et font connaître la vérité aux autres ; à ceux-là, je reviendrai aussi, car j’aime à revenir chez un pêcheur converti, et je suis miséricordieux. »
    Coran.

    En attendant, voici une preuve de la haine viscérale des évangéliques à l'égard de l'islam:

     

     


    3eme guerre mondiale

    envoyé par bambouko


    Je pense comme lui : Les évangéliques sont souvent  fanatiques, intolérants, racistes, extrémistes. Ceux-là, on les appelle les "évangélistes". Eva


     
     

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